01/09/2015

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Voilà 9 semaines que tu es avec moi. Nous nous connaissons mieux à présent et je te ressens déjà comme un petit être. Je sens ta lumière, je sens ton âme. Mes pensées sont pour toi. Je voudrais te donner le meilleur mais ce n’est pas toujours facile de me détendre. J’essaye. Ton papa m’aide. Il me fait des massages et peut-être que lui aussi te parle, à travers ses mains. Je nous imagine dans tous les endroits que j’aime. Je te vois courir pieds nus dans l’herbe grasse du jardin du Pharo. Au-dessus de nous le ciel est presque tout bleu, il y a juste un gros nuage moutonneux qui s’accroche aux montagnes. La lumière est belle et j’espère que lorsque tu seras là, tu sauras apprécier toutes les nuances de bleu, tous les reflets de bateaux sur le Port, tous les nuages qui font changer jour après jour la paysage. Je nous imagine aussi marcher main dans la main près d’un lac, c’est l’hiver, tes joues sont toutes roses, ton nez aussi. Tu as un bonnet rouge, une parka kaki et des bottes en caoutchouc bleues. Du coup, tu n’as pas peur de la boue, tu peux marcher librement mon enfant. Tu montres les canards et le ciel, encore le ciel immense qui nous entoure. Au bout d’un moment nous nous asseyons. Tu te loves contres moi, je referme les pans de mon manteau sur toi pour que n’aies pas froid. Je sens ton souffle délicieux dans mon cou, je respire tes cheveux. Je suis ta mère, tu es mon tout petit et quand je pense à ça c’est à la fois impossible et grandiose à imaginer. Il me tarde que tu sois là mon amour.