01/01/2016

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Aujourd’hui, nous sommes le premier janvier. Premier jour de la nouvelle année. Nous la débutons  en sachant déjà qu’elle sera exceptionnelle. Bizarre comme sentiment. Ça me fait penser à une chanson de la Canaille, « Quelque chose se prépare ». Tu es une prophétie. Un truc dont on est sûr qu’il va s’accomplir, un truc énorme et qui fait peur. Un truc magique et un poil mystique.

Ah, au fait, tu es une fille. Tu t’appelles Madie. Voilà plusieurs semaines que nous le savons mais c’était tellement évident. Nul besoin de le raconter. Ce jour-là fut une révélation, la concrétisation d’un rêve et d’un désir profond. Tu es une fille. Ma fille. Je vois déjà tes jupes tournoyer et ton rire s’envoler. Tes cris suraigus transpercer notre calme, notre platitude. Je t’entends nous envoyer chier, tes dread locks sur la tête et ton t-shirt Che Guevara noué sur ton nombril. Ton père te dessine beaucoup. Je crois qu’il t’aime déjà. Tu es une fille. Sa fille. Il te voit déjà lui faire du charme, il se voit déjà tout te donner. Il te voit déjà partir, t’envoler. Il aura le sourire aux lèvres et le cœur en miettes. Il t’aimera Madie, je le sais. Ton père est un homme formidable.

Et ton prénom ? L’aimeras-tu ? Ce n’est pas un prénom à histoire, ce n’est pas un prénom historique, ni mythologique ni généalogique. Rien de profond ne sous-tend ce choix. On trouvait ça joli, c’est tout. Et on trouve que ça te va bien. J’espère que tu habiteras  ce prénom qui est le tien. Que tu ne te demanderas pas, comme moi, ce qui a pu passer par la tête de tes parents ce jour-là. Que ton prénom ne sera pas juste une étiquette posée là.

Aujourd’hui, premier janvier, premier jour de la nouvelle année, je suis heureuse que tu sois là. Bonne année ma fille adorée.